Accueil > Forêt > La forêt corrézienne
(jj/mm/aaaa)
(jj/mm/aaaa)

La forêt corrézienne

 

La forêt corrézienne occupe un peu plus de 260 000 hectares sur une superficie départementale totale de 589 000 hectares, ce qui correspond à un taux de boisement de 45 %. Depuis les années 1980 un gain de plus de 15 000 hectares a été réalisé essentiellement au détriment des landes ; le reboisement des terres agricoles ne concerne qu’un peu moins de 2 500 hectares.

 

Cette forêt est en grande majorité privée puisque 60 000 propriétaires environ se partagent 96 % de cette surface. Les 4 % restants sont des forêts publiques (état, communes, biens sectionnaux).

 

La forêt privée se présente donc sous forme de structures de petites tailles qui ne dépassent pas 5 hectares en moyenne. De plus cette propriété est confrontée à un morcellement qui induit les difficultés supplémentaires en terme de gestion.

 

Les propriétés forestières en Corrèze se répartissent de la façon suivante :

 

  • 35 000 propriétés de moins de 4 ha pour 18,6 % de la surface
  • 13 800 propriétés de 4 à 25 ha pour 54,7 % de la surface
  • 1 300 propriétés de plus de 25 ha pour 26,7 % de la surface (un peu plus d’une centaine de propriétés dépasse les 100 ha).
 

On estime généralement que 30 à 35 % de la forêt corrézienne appartient à des agriculteurs, qu’ils soient en activité ou en retraite, représentant quelques 12 500 propriétaires.


foret

 

Contrairement à une idée faussement répandue, ce sont les peuplements feuillus qui dominent à l’échelle du département puisqu’ils occupent près de 60 % des surfaces boisées. Le reliquat est pour sa part composé de résineux. Il existe cependant quelques disparités en fonction des secteurs géographiques.

La "Montagne" revêt une dominante résineuse en raison des reboisements des années 1950 alors que le sud-ouest et le «bas pays» conservent une forte connotation feuillue.

 

Le rythme des boisements se situe à moins de 1 000 ha par an et s’oriente plus vers un renouvellement des surfaces déjà exploitées que vers une recherche d’espaces supplémentaires pour s’étendre.

 

L’essence la plus utilisée dans les reboisements actuels est le douglas en raison de son fort potentiel de croissance et de la qualité naturelle de son bois qui lui procure en aval des débouchés rémunérateurs. Cependant au delà de l’effet de "mode" et de l’engouement qu’il suscite chez les propriétaires, le douglas n’est pas adapté à tous les types de station et d’autres essences (feuillues ou résineuses) ne doivent pas être négligées.

 

La pérennité de la ressource doit également être assurée en privilégiant, par le maintien du rythme actuel des boisements, le renouvellement des parcelles exploitées.

Ces boisements doivent s’effectuer de manière raisonnée en veillant à ne pas soustraite à l’activité agricole les meilleures parcelles et les surfaces qui lui sont vitales.

 

La généralisation de la réglementation des boisements peut être un des moyens de faire cohabiter, sans concurrence, ces deux composantes qui forgent l’identité du département.